Depuis que Jean-Luc je connais
À la solitude je me suis habituée
À cause de son dur métier
Car c'est la nuit qu'il doit travailler
De ce fait l'après midi la sieste il fait
Quand je travaille çà ne me dérange pas
Et dès qu'en repos il est
Très souvent avec d'autres on partage nos repas
Au fur et à mesure des années
De plus en plus je me suis renfermée
Et maintenant rares sont les occasions
Où l'on peut profiter des situations
C'est pourquoi quand il a souhaité
Un jeudi où j'avais pris congés
Au restaurant m'emmener
Je n'ai pas voulu y aller
Bien sûr il n'a pas du tout apprécié
Très vite je m'en suis rendue compte et
À la place d'une belle journée ensoleillée
La parole on ne s'est pas adressée
Il me reproche d'avoir les enfants privilégiés
Les pauvres ce n'est pas de leur faute
Mais tout simplement je ne suis pas habituée
Que l'on soit tous les deux côte à côte
Seule - 26 mai 2007
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