Condamnée à perpétuité
J’éprouve de la culpabilité
De devoir imposer
Mes difficultés à bouger
Mes envies d’inactivité
Mes besoins de solitude
Mes douleurs à pleurer
N’engendrent pas de sollicitude
Je suis à vos côtés
Au moins par la pensée
Quand je ne peux pas trop bouger
Continuez donc à profiter
Je ne vous en voudrais pas
La vie est faite comme çà
Pas question pour moi
De vous savoir bloquer là
En plus d’être malade
Çà me rend aussi coupable
Quand je vois que vous n’osez pas
Me laisser seule parfois