Lieu où reposent sous terre
Et parfois en plein air
Tous nos amis, nos frères
Partis vers d’autres sphères
Lieu de notre dernière demeure
Que l’on soit blanc, noir ou beur
Tous égaux devant la mort
Pauvres ou riches, on a le même sort
Lieu où je ne vais presque jamais
Il y a comme un blocage en moi
Impossible de m’imaginer
Ceux que j’aime sous moi
Et puis, une nouvelle un matin
Le père d’un collègue est décédé
Je remonte d’un an soudain
Je commence par m’effondrer
S’en suivent plusieurs étapes de réflexion
Qui font ressortir un besoin
Besoin de lui parler soudain
Et d’y aller seule, pardon
J’en ressors les yeux gonflés
Mais j’ai pu lui parler
Lui dire qu’il me manquait
Et que je l’aimais