Elle m’accompagne au quotidien
Et ce du soir au matin
Petit à petit bien obligée
Je la traîne à mes côtés
Parfois elle me fait pleurer
Tant elle est dure à supporter
Toutefois je continue à bouger
Pas toujours facile de me motiver
Bouger pour ne pas laisser
Le handicap s’installer
Mais bouger peut entraîner
Des douleurs décuplées
Il faut, paraît-il, l’accepter
Pour moi ce n’est pas encore fait
Me voir ainsi diminuée
À de quoi démoraliser
Comment accepter en effet
À 48 ans passés
Par moment de me traîner
Telle une petite mémé
Ne pas vouloir l’accepter
Me permet de continuer
Sinon j’aurai abandonné
Et au lit je serai scotchée
